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Déclaration du FCPE 37 lors du CDEN* du 16 juin 2014

 

 

Concernant la réforme des rythmes scolaires, la FCPE est inquiète face aux désordres de l'application de la loi.

Nous constatons que les concertations entre les conseils d'écoles et les municipalités, qui sont pourtant rendues obligatoires par le décret et la circulaire, sont rarement effectives.

A Tours par exemple, même si nous saluons enfin le début d'une concertation, ni les syndicats enseignants, ni les conseils d'école n'ont été consultés avant que soient arrêtés les nouveaux horaires. A Chinon, les CE ont majoritairement voté contre le nouveau projet de regroupement des TAP sur une après-midi, sans être entendus. A Monts, la concertation a été rompue...

En l'absence de dialogue, chaque partie se crispe devant le sentiment de n'être pas écoutée. Il devient difficile de travailler dans le cadre de la communauté éducative telle que nous la concevons. Ces tensions nuisent à l'indispensable travail de coopération des différents acteurs pour une cohérence du projet autour de la journée de l'enfant.

C'est pourtant de la responsabilité de l'Inspection Académique de mettre en place en amont une « concertation approfondie avec les maires et les conseils d'école afin d'aider à construire un projet cohérent et partagé » (Circulaire 6 février 2013).

Nous redemandons solennellement que cette réforme, aussi imparfaite soit-elle, soit au moins l'occasion d'une confrontation constructive entre TOUS les acteurs favorisant l'élaboration d'un vrai Projet Educatif de Territoire cohérent pour les enfants, tout en respectant mieux leurs rythmes d'apprentissages afin de limiter l'échec scolaire.

Et nous ne comprenons pas pourquoi cette réforme, si elle est considérée comme meilleure pour les enfants, n'est pas appliquée également dans les écoles privées.

Les modalités de cette réforme creusent les inégalités territoriales, l'Etat se désengageant financièrement. Les communes tentent de limiter les frais et certaines sont tentées de s'emparer de la nouvelle possibilité de regroupement des TAP sur une demi-journée, ce qui est contraire selon nous à l'esprit de la réforme.

Ce dossier masque le projet plus global de Refondation de l'école, qui devrait être au centre de nos réflexions.

 

Concernant la rentrée 2014, elle va être encore difficile avec des effectifs toujours trop chargés et un RASED qui est loin d'être suffisant.

Nous demandons davantage de postes ZIL afin que toutes les absences soient remplacées.

Concernant l'intégration des enfants porteurs de handicaps, la FCPE y est favorable, mais avec des moyens conséquents. Nous déplorons le nombre insuffisant d'AVS, ainsi que leur faible formation, ce qui ne permet pas une intégration sereine des ces élèves, surtout dans les classes chargées.

Quant au recul de la rentrée au mardi, va-ton encore devoir rattraper le lundi sur 2 mercredis, alors même que certains élèves de Collège voient leur année raccourcie de 7 jours plein en finissant dès le 24 juin ? Où est la cohérence de ces décisions ? Arrêtons de tronquer la fin de l'année scolaire pour de nombreux élèves à cause de l'organisation des examens. Durant cette période où certains enseignants sont mobilisés, des aménagements doivent être trouvés pour que les élèves ne passant pas le diplôme national de brevet ne se retrouvent pas livrés à eux-mêmes.

Quand va-t-on enfin raccourcir pour tous les vacances scolaires au lieu de les rallonger ?

Et nous déplorons une fois de plus les heures de cours non remplacées dans les Collèges et Lycées du département (+ de 200h d'absences en mathématiques sur le seul Collège de Langeais !).

 

La réussite au Collège doit être une priorité pour tous. Nous demandons la mise en place d'un accompagnement spécifique entre l'élémentaire et le Collège, afin de préparer et faciliter la transition entre ces 2 mondes, étape souvent difficile pour les élèves.

Si la mixité scolaire en est un des facteur, et nous saluons la proposition du Conseil Général sur la nouvelle sectorisation de Michelet et d'Anatole France, elle doit impérativement être accompagnée de moyens humains et financiers.

Un encadrement suffisant des élèves doit être assuré dans les établissements, et le Conseil Général doit pouvoir permettre aux élèves du Sanitas d'accéder aux transports publics à moindre coût, n'ayant plus de Collège à proximité. Cela nous semble particulièrement important pour ces élèves, pour lesquels la distance géographique peut être un important facteur de démotivation scolaire.

 

 

*CDEN : Conseil Départementale de l'Education Nationale, conseil consultatif, composé de représentants des collectivités territoriales, des personnels des établissements d'enseignement et de formation, des parents d'élèves.

 

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